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Chapitre XIII
Dolmen de la Roche aux fées, Essé, Ille et Vilaine, France
23 septembre 2006 - 5 h Ayant laissé ma voiture sur le petit parking, j'étais allée à la rencontre du Dolmen de la Roche aux fées avant le lever du soleil. Le ciel dégagé offrait une vue remarquable des étoiles. Vénus ne tarderait pas à se montrer, peu avant l'aube, au-dessus de l'horizon. Depuis mi-juillet, j'attendais ce moment avec un mélange d'impatience et de crainte. A la suite de ma rencontre avec Christian et Yanis, j'avais utilisé ces quelques semaines à travailler et approfondir mes connaissances dans le cadre de ce qui semblait devoir devenir mon avenir. Ayant hérité de la maison de mon grand-père, j'avais eu également du temps à passer pour résoudre les tracasseries administratives s'y rapportant. Mais Jean avait pris de des dispositions et je n'avais finalement pas eu beaucoup de démarches à effectuer. Mais surtout, il avait fait le nécessaire pour m'éviter de devoir vendre sa maison pour bénéficier de l'héritage. Les successions réservaient parfois des surprises très désagréables. J'avais donc eu du temps pour me plonger dans sa fabuleuse bibliothèque où les ouvrages centenaires jouxtaient des publications récentes. Classés par thèmes, les milliers de livres qui composaient sa bibliothèque abordaient beaucoup de thèmes. L'histoire y avait une place particulière, de même que l'alchimie et les mystères. Mais j'avais également pu constater que la philosophie et la physique nucléaire y étaient également représentées. Ses quelques notes manuscrites laissées dans les livres permettaient parfois de suivre son chemin, établissant des parallèles entre différentes disciplines ou proposant des passerelles entre des croyances millénaires et des découvertes contemporaines. Je retrouvais ainsi le coeur de ce pour quoi il s'était battu pendant des années, le décloisonnement des disciplines et des approches, ce qu'il appelait lui-même la clé de la Connaissance. J'avais découvert de nombreuses pistes à explorer quant aux similitudes entre la mythologie égyptienne et certaines hypothèses audacieusement exposées par les scientifiques actuels. Ce qui m'étonnait le plus, c'était cette apparente indifférence affichée par notre société, restée ancrée dans les idées du XIXe siècle. Le rationalisme qui nous empêchait de voir autre chose que ce que nos sens nous transmettaient était pourtant mis à rude épreuve par les découvertes concernant l'univers, sa définition et son évolution. Dans les musées et expositions scientifiques, on y trouvait fréquemment des expériences simples démontrant la limite de nos sens. Et pourtant, l'homme occidental en ce début du troisième millénaire restait désespérément accroché à ses certitudes rassurantes d'un monde prévisible et mécanique. Mes pensées s'envolaient rapidement lorsque j'abordais ce sujet. Je sentais que je touchais un point essentiel mais je n'arrivais pas à trouver les clés qui me permettraient d'activer cette forme de conscience oubliée depuis des millénaires. Le temps semblait avoir ajouté des couches sédimentaires qu'il faudrait évacuer comme le faisaient les archéologues, parfois avec des pelles mécaniques, d'autres fois avec un pinceau souple ou une brosse à dents. Quelques bruits lointains venaient troubler le calme qui régnait autour du dolmen. Les feux de voitures perçaient parfois la nuit mais l'ambiance nocturne régnait encore, maîtresse des lieux en cette heure matinale. L'absence de la lune permettait d'admirer la voie lactée qui semblait littéralement plonger à l'horizon, au nord-ouest. Bras de notre galaxie en spirale, elle semblait magique lorsqu'une faible lumière ambiante permettait de l'observer. Nil sacré pour les égyptiens, lait de la déesse Hera pour les grecs, la voie lactée figurait parmi les trésors que la nature nous offrait sans que nous en ayons véritablement conscience, prisonniers que nous sommes de nos perturbations et contraintes artificielles que notre société en ébullition semblait démultiplier. Bien que mes yeux se soient habitués à la nuit noire, ma lampe torche fut d'un grand secours pour me rendre à l'intérieur du vaste dolmen. Celui-ci avait conservé son imposante masse de pierre et semblait défier les visiteurs. Tel un vaisseau extraterrestre posé sur l'herbe, le dolmen rappelait également la légende de sa fondation, due aux fées, ce qui lui avait donné son nom. Pesant jusqu'à 45 tonnes, certaines pierres qui le constituaient semblaient être les témoins figés de l'existence d'être surnaturels. Viviane, aidée de ses fées architectes, n'était-elle pas à l'origine de ce monument ? Une chose était certaine : l'orientation de l'entrée, face au soleil levant lors du solstice d'hiver, n'était pas un hasard... Je pénétrai par le portique donnant l'accès à l'intérieur de la construction. Il me semblait pénétrer dans les entrailles de la terre. La voûte céleste avait disparu pour ne laisser que la pierre au-dessus de ma tête. Je m'assis sur le sol et sortis la grande enveloppe que mon grand-père m'avait laissée. Selon ses instructions, trois grandes enveloppes dont deux contenaient quatre plus petites avaient été laissées à mon attention dans le coffre de son bureau. Neuf énigmes restaient donc à résoudre...
J'entrepris d'ouvrir la première grande enveloppe. Un cachet de cire en protégeait le contenu. Le symbole qui y figurait ne m'était pas inconnu. Directement lié à l'alchimie, il représentait les quatre éléments : la terre, l'air, l'eau et le feu. Comme je m'y attendais, les quatre enveloppes qui étaient protégées portaient également chacune un sceau. Chacun d'eux correspondait à un élément. Au verso de chaque enveloppe, comme pour les précédentes, figurait également une date correspondant au moment de son ouverture. Le 23 septembre 2006 y était inscrit deux fois. Je pris la première enveloppe, portant le sceau "terre", en sortis une feuille comportant, comme les précédentes, une nouvelle énigme : Par le premier élément, tu la transcenderas. Mon analyse concernant l'alchimie et les quatre éléments était donc bien en accord avec ce que je devais chercher. Pourtant, mes études m'avaient permis de retrouver plusieurs systèmes où le nombre et les définitions de ces différents éléments n'étaient pas identiques. Un cinquième éléments était présent dans de nombreuses traditions. Mais peut-être s'agissait-il d'une fausse piste. Je pris le temps de méditer sur cette nouvelle aventure avant d'ouvrir la deuxième enveloppe. Le cachet de cire qui la scellait représentait un autre symbole alchimique, celui de l'air. Je l'ouvris afin d'en prendre connaissance : Retrouve celui qui sépare le frère et la soeur. Mes réflexions furent stoppées à la lecture de cette phrase qui ne semblait pas correspondre à la piste que j'avais suivie jusqu'alors. Depuis le début de cette aventure, j'avais été de nombreuses fois face à des impasses. Il me fallait alors revenir sur le chemin parcouru pour retrouver un aiguillage que j'avais oublié. Labyrinthe immatériel, ce voyage m'avait fait découvrir certaines limites d'une réflexion trop linéaire, trop analytique. Je savais que je devais plutôt user de l'analogie pour comprendre le symbole, brisant ainsi les limites d'une coquille sans réelle consistance que notre esprit se plaisait à construire. Je relus donc les deux textes inscrits puis j'éteignis ma lampe pour mieux m'imprégner de ce lieu et surtout réfléchir calmement à ces deux nouvelles énigmes qui m'étaient proposées. Soudain, le soleil éclaira le fond du dolmen. M'étais-je assoupie comme dans la grotte de Peyrepertuse ? J'ouvris les yeux pour constater... que le soleil était situé parfaitement en face de l'entrée du dolmen et que de la neige recouvrait le sol. En arrivant, je contemplais la voie lactée sous un ciel de septembre et voici que je me trouvais en plein jour, avec un temps hivernal ! La position du soleil me surprit d'autant plus qu'elle correspondait au solstice d'hiver et non pas au mois de septembre. Je sortis de ma torpeur et me levai pour sortir de mon refuge. Le calme régnait aux alentours mais le plus étrange fut pour moi le fait que je ne reconnaissais rien à la nature environnante. Le parking avait disparu et beaucoup d'arbres cachaient le paysage. Plus surprenant encore, je découvris en me retournant que le dolmen disposait de son tumulus de terre, recouvrant la structure de pierres. Je ne pouvais me résoudre à admettre ce que je vivais. Mes sens ne semblaient pas me trahir mais rien ne correspondait à ce que l'analyse rationnelle permettait d'accepter. Etait-ce un rêve ou avais-je réellement traversé le temps pour retrouver le monument quelques millénaires dans le passé ? L'air était froid et sec. J'étais très heureuse d'avoir pensé à emporter des habits chauds. Emmitouflée dans mon manteau, je m'éloignai de mon point d'émergence. Autre chose me troublait : le silence. Toute trace de civilisation ayant disparu, il ne m'était pas difficile de comprendre que les sons qui y étaient normalement associés ne pouvaient exister. Mais je ne percevais que le bruissement des feuilles, animées par le vent. Regardant au sol, je découvris une petite pierre, curieusement sculptée par la nature en triangle équilatéral. Je la pris et la plaçai dans la poche de mon manteau.
Je me tournai à nouveau en direction de l'entrée du dolmen. Le squelette de pierre n'avait pas changé mais la terre qui le recouvrait lui donnait une autre dimension. Il ressemblait plus à une grotte, à une porte d'entrée pour rejoindre les profondeurs de la terre. Je n'avais pas remarqué la lueur qui se trouvait au fond du couloir de pierre. Vive, de couleur blanche orangée, la lueur gagnait progressivement en intensité. Elle semblait refléter le soleil qui se trouvait dans mon dos et non pas émaner du fond lui-même. De plus en plus vive, quelques secondes lui suffirent pour devenir éblouissante. Me protégeant les yeux avec mon bras, quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver assise au milieu du dolmen, la nuit touchant à sa fin. Je retrouvais le dolmen tel que je l'avais quitté quelques minutes - minutes ? - plus tôt. Mais l'avais-je réellement quitté ? La lueur du matin commençait à poindre à l'horizon. Tout semblait correspondre à un songe dans lequel j'aurais été plongée quelques instants. Pourtant, je n'arrivais pas à limiter cette expérience seulement à un rêve. Me levant, je repris le fil de mes pensées à propos des deux énigmes que je devais résoudre. Sortant du monument de pierres, je constatai que la voie lactée s'effaçait peu à peu, laissant la place au bleu clair et à l'oranger dans le ciel. L'aube approchait. Renaissance quotidienne, symbole du cycle de la vie, le soleil du matin portait avec lui de nombreux espoirs depuis la nuit des temps. Enorme boule de feu, le disque solaire apparut à l'horizon lorsqu'une voiture se gara sur le parking. Je reconnus alors Christian et Yanis, s'extirpant difficilement du modeste véhicule du fait de sa taille.
- Heureuse de vous retrouver, lançai-je en guise de salutations.
- Bonjour Sarah. Nous également, surtout avec ce temps magnifique, le lever du soleil est un spectacle merveilleux, continua Christian.
- Bonjour Sarah, termina Yanis.
Rien ne semblait pouvoir troubler la quiétude du lieu et de l'instant. Nous restâmes tous les trois, face au soleil levant pendant quelques minutes. La course du soleil semblait d'une rapidité étonnante lorsque celui-ci sortait ou se rapprochait de l'horizon. Le mouvement apparent du soleil par rapport à la terre était perceptible en ces instants.
- J'ai été surprise de devoir ouvrir deux enveloppes ce matin, dis-je en rompant le silence.
- La complémentarité l'explique, me répondit Christian.
- Mais j'ai surtout fait un rêve étrange...
- Le dolmen reconstitué tel qu'il était voici plusieurs milliers d'années, m'interrompit Yanis.
- En effet... mais comment pouvez-vous le savoir ?
- Simplement du fait que ce n'était pas un songe, ni un rêve, répondit Christian. Au coeur de la terre, bien des portes peuvent s'ouvrir. Certaines ne mènent nulle part, d'autres permettent de défier ce que nous croyons être définitivement acquis : la linéarité du temps. L'esprit est plus puissant que la matière.
J'avais toujours accepté les légendes telles qu'elles pouvaient être racontées, mais je n'arrivais pas à admettre qu'elles puissent être vécues. Et pourtant, cette expérience matinale me bouleversait. Peu à peu, un voile se déchirait, me laissant entrevoir une autre forme de réalité, intégrant celle que j'avais connue jusqu'alors, mais l'englobant, la dépassant.
- Nous n'avons pas à vous guider dans cette aventure, continua Christian. Nous ne pouvons être que des balises sur le chemin que vous parcourez et que vous devez parcourir seule. Une chose est cependant aujourd'hui évidente : votre grand-père avait raison.
- A ce propos, je n'ai pas encore résolu les deux nouvelles énigmes mais il est clair qu'elles tournent autour des quatre éléments alchimiques, lui répondis-je.
- Cette approche a été choisie mais elle n'est pas unique, loin s'en faut. L'essentiel dans toute démarche comme celle dans laquelle vos vous êtes engagée, est de conserver l'esprit ouvert, même si certaines conclusions peuvent apparaître contradictoires avec vos certitudes. Dans le monde de l'esprit, les choses peuvent être et ne pas être en même temps. Tout dépend de la perception que l'on en a et que l'on est prêt à avoir.
En s'exprimant ainsi, Yanis n'avait fait que conforter mon intuition concernant cette expérience vécue le matin même. Nous restâmes plus d'une heure, assis près du dolmen. Les pierres ajustées à certains endroits créaient également des ouvertures conduisant au couloir principal. Le toit composé d'énormes dalles me laissait songeuse quant aux moyens utilisés pour le construire. En dehors de nos technologies, serions-nous aujourd'hui capables de mettre en oeuvre une telle énergie, avec une telle patience ? La discussion m'avait permis de valider mon hypothèse quant à la première énigme. La seconde semblait devoir me pousser à approfondir mes investigations ailleurs.
- Nous devons vous laisser, Sarah, me dit Christian. Nous nous retrouverons au solstice d'hiver, le 22 décembre prochain.
- Le solstice est à 1 h 22 du matin1, poursuivi Yanis, mais nous nous pouvons fixer la rencontre à l'aube. Outre le côté pratique, le lever du soleil est plus symbolique que le milieu de la nuit, surtout pour la recherche qui y sera associée.
- L'essentiel n'est pas de résoudre les énigmes l'une après l'autre mais de prendre du recul par rapport à la fresque symbolique qu'elle fera apparaître. Le 22 décembre au lever du soleil, nous nous retrouverons au Mont Saint-Michel. La date est symbolique, le lieu également, mais le plus important reste la troisième enveloppe ou plutôt ce qu'elle vous invitera à explorer. A bientôt Sarah.
- Je suis très heureux de vous voir nous rejoindre, poursuivit Yanis. Avant de repartir, faites un tour au coeur du dolmen. Deux surprises vous y attendent. A bientôt.
- Merci à vous deux. Le soleil a beau se lever, je me sens encore dans un brouillard subtil. Subtil pour mes sens, mais dense pour mon cerveau. A bientôt.
Quelques minutes plus tard, je leur faisais signe alors que leur voiture reprenait la route. Ils repartaient, tels deux mirages que je n'avais pas eu le temps de comprendre, emportant très certainement avec eux les réponses à mes questions. Je comprenais cependant que les réponses n'avaient de valeur que si le chemin pour y arriver avait été suivi. Il ne s'agissait pas d'un chemin unique mais d'un chemin personnel, d'un voyage symbolique et spirituel. Je retournai près du dolmen et m'y introduisis à nouveau. La sensation était différente, comme si une partie de la magie avait disparu avec l'arrivée de la lumière diurne. Cependant, au fond de l'allée couverte, je découvris ce que je pris tout d'abord pour une croix en métal brillant, plantée dans la terre. M'approchant de l'objet, je compris qu'il s'agissait d'une épée plantée dans le sol. Elle semblait avoir été enfoncée quelques minutes plus tôt seulement. Elle reflétait la lumière et était constituée entièrement de métal. Convaincue qu'elle m'était destinée, je la sortis de sa gaine terrestre. La garde était articulée et deux positions des extrémités étaient possibles, élargissant ou rétrécissant sa largeur. La lame était gravée d'entrelacs qui associaient plusieurs univers symboliques. Une branche avec des feuilles rappelait le laurier que je portais désormais. Elle était enlacée autour d'un serpent. Ou bien était-ce le serpent qui s'enroulait autour de la branche ? Leur origine semblait se confondre à l'endroit où le dessin se rapprochait de la garde. Au centre de ce qui semblait être le point d'où jaillissait les entrelacs, se trouvait un symbole que je connaissais bien : la plume de Maât, déesse de la vérité, de la justesse et de l'harmonie de l'univers. Comme lorsque je l'avais retrouvée sur le cachet en cire la première fois, je restai dans l'expectative. Pourtant, l'expérience que j'avais vécue le matin même avait subtilement modifié mon approche à ce sujet. Je commençais à entrevoir autre chose qu'une apparente dissonance, autre chose qu'un mélange insoluble. L'épée dans la main, je m'apprêtais à ressortir du dolmen lorsque je découvris un creux à la surface de la pierre verticale qui obstruait le fond de l'allée couverte. Un triangle équilatéral se détachait. Je plongeai vivement la main dans mon manteau pour y reprendre la pierre ramassée plus tôt. Fébrilement, je m'aperçus que celle-ci correspondait parfaitement à la forme creusée. Voulant le vérifier, je plaçai la pierre dans le bas-relief. Je m'attendais à un phénomène surprenant mais rien ne se produisit... sauf que le morceau se fondit parfaitement dans la pierre du dolmen. Rien ne me permettait plus de la distinguer. Elle s'était intégrée en perdant son identité propre mais en permettant à la grande pierre de retrouver son uniformité, sa surface lisse. Retrouver la pierre dans ma poche m'avait conforté dans l'idée que je n'avais pas rêvée. La voir ainsi disparaître me troublait encore plus. Mes multiples tentatives de retrouver un interstice ne donnèrent aucun résultat. Ni mes yeux, ni mes doigts ne me permirent de retrouver le triangle. L'épée en main, je décidai de reprendre la route. Yanis et Christian m'avaient bien prévenue : deux surprises m'attendaient au fond du dolmen. Je ne m'attendais ni à la première, ni à la seconde. Avant de la ranger, je l'admirai encore une fois. Avec la lumière du soleil, elle brillait comme de l'argent. Des reflets blancs et colorés se projetaient dans le coffre de la voiture. J'emballai l'épée dans une couverture que je conservais en permanence dans mon véhicule puis en refermai le coffre. M'asseyant à la place du conducteur, je décidai de reprendre la route pour découvrir un peu la région. Je pris une carte et choisis Saint-Malo...
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