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Chapitre XVI
Mont-Saint-Michel, Manche, France
22 décembre 2006 - 5 h Trois mois s'étaient écoulés depuis mon précédent passage au Mont Saint-Michel. A quelques jours avant Noël, en cette heure matinale, la cité était calme. Quelques voitures seulement étaient présentes sur les immenses parkings habituellement bondés. La masse sombre de la colline se détachait sur le ciel étoilé que l'aurore ne tarderait pas à embraser de ses feux rougeoyants. Lorsque je m'étais rendue au Mont-Saint-Michel en septembre, je venais de rencontrer Mélusine. Hésitant encore à interpréter cette aventure comme autre chose qu'un songe au réalisme particulièrement saisissant, j'avais alors visité ce lieu spirituel en pensant surtout à cette expérience. Depuis, j'avais eu d'autres contacts avec elle. Elle m'avait appris à maîtriser les voyages dans le temps et l'espace. Cependant, je n'avais pas encore franchi le pas pour me lancer seule dans cette aventure. Devais-je d'ailleurs la vivre seule ? Echappant en partie au monde quotidien dans lequel j'avais passé les premières années de ma vie, les conséquences de ce nouvel état me semblaient sans limite. L'incarnation dans mon corps de chair me donnait l'impression d'être alourdie, attachée alors que je pouvais m'en affranchir. Les premières expériences m'avaient surtout fait découvrir certains événements du passé. Le mien tout d'abord, celui de mes "ancêtres" dont Mélusine, mais également quelques contacts avaient eu lieu avec les deux autres personnages avec lesquels je partageais cette particularité intemporelle. Cependant, je n'avais pas encore retrouvé leurs dernières incarnations, Christian et Yanis. De la même manière, il m'était encore impossible de voyager dans le futur. Des barrières semblaient m'empêcher de voir et de comprendre certaines choses. Mélusine m'avait prévenu que la progression dans cet art demandait du temps, de la patience. Il s'agissait d'un chemin initiatique et il ne servait à rien d'en brûler les étapes. Celles-ci étaient nécessaires et permettaient de consolider les connaissances et d'éviter qu'elles soient mal utilisées. A une époque où la vitesse semblait être un facteur-clé de succès, apprendre à cheminer pas à pas ajoutait une nouvelle dimension, décalée, hors du bruit de la civilisation agitée par des soubresauts inutiles et sans consistance. J'étais retournée dans la maison de mon grand-père pour y travailler et compulser les nombreux ouvrages de sa bibliothèque. Je ne fus pas surprise de trouver beaucoup de livres traitant de la méditation. Même si ce que je vivais alors était bien différent des états de conscience exposés dans ces ouvrages, cela constituait une base de travail très intéressante. J'avais également découvert un rayon complet qui traitait des voyages dans le temps. La science fiction n'avait finalement que mis au goût du jour un vieux rêve des hommes. Romans, légendes et mythes s'affranchissaient depuis bien longtemps de cette vision réputée cartésienne et exclusive qui gâchait souvent notre imagination. Trois mois s'étaient écoulés et j'avais beaucoup appris sur ce passé tumultueux qui faisait partie de moi. Ce qui avait été caché pendant des millénaires devait aujourd'hui être dévoilé. La connaissance des symboles et la recherche de la cohérence, des invariants qui existent entre les différentes civilisations devaient baliser le chemin que je devais suivre. Je savais que je n'étais pas seule. Non seulement la présence de Christian et Yanis à mes côtés allait devenir un élément clé de mon parcours mais je commençais également à ressentir la présence des différentes incarnations qui m'avaient précédée. Il existait un cloisonnement entre les différentes identités mais je ne pouvais considérer Mélusine et les autres comme des personnes étrangères à moi-même. Cette somme d'expériences à laquelle je pouvais avoir accès me permettait de reconstituer une trame de l'histoire. Car il s'agit bien de l'histoire, le plus souvent travestie par ceux qui, tout en étant les principaux acteurs, la déformaient pour en inventer une légitimité. Au XXIe siècle, il était commode de parler de légendes mais cela ne cachait pas cette volonté politique multimillénaire que les dirigeants avaient de créer un tissu enjolivant leurs actions et leurs origines. Pharaons, empereurs et rois s'entouraient d'écrivains depuis la nuit des temps. Des messages gravés dans la pierre, art dans lequel Ramsès II était encore inégalé, aux réécritures des faits d'armes, il était bien difficile de différencier la réalité de ce qui avait traversé les âges. Même le Mont-Saint-Michel n'échappait pas à la constitution d'une légende. Au VIIIe siècle, l'Archange saint Michel aurait sommé Aubert, alors évêque d'Avranches, de construire un oratoire sur le Mont-Tombe en son honneur. Aubert aurait fini par exaucer ce voeu, après que l'archange ait percé un trou dans son crâne pendant son sommeil, pour qu'il prenne enfin cette apparition au sérieux ! Il construisit alors un sanctuaire à l'emplacement de l'abbaye actuelle. Ce fut ainsi que le Mont-Tombe devint le Mont-Saint-Michel en 710. Mais alors que les dépliants touristiques faisaient le plus souvent commencer l'histoire de l'abbaye à cette époque, il fallait remonter dans le temps pour y découvrir que ce lieu avait été auparavant un centre druidique. La petite montagne s'appelait alors le Mons vel Tumba Beneni : Mont ou Tombe de Belenos1. A cette époque, la mer était loin et le Mont surplombait la forêt de Scissy (Sessiacum). Je quittai ma voiture et admirai la silhouette mi-naturelle, mi-artificielle, témoin de la main de l'homme et de sa volonté de s'élever vers le ciel. Le niveau de la mer était bas et l'on pouvait faire le tour du Mont sur le sable. Alors que j'avançai en direction de la fortification, j'aperçus deux véhicules qui se dirigeaient vers le parking. Quelques minutes plus tard, je reconnus Christian et Yanis qui me rejoignaient sur la partie haute de la route.
- Bonjour mes amis, m'écriai-je, heureuse de les retrouver.
- Bonjour Sarah, me répondirent-ils en coeur.
Nous nous dirigeâmes en direction du Mont. Après quelques échanges de politesse, la discussion s'engagea rapidement sur l'essentiel de notre rencontre.
- Sarah, vous avez fait la connaissance de Mélusine. Vous avez également appris à voyager, continua Christian. C'est un grand honneur de vous guider aujourd'hui en ce lieu aux mystères oubliés. Comme vous le savez, le Mont-Saint-Michel a des origines plus éloignées que ce qui est indiqué aux visiteurs et curieux de passage. La christianisation a cependant, malgré les apparences, permis de sauvegarder une partie de la mémoire ancestrale du Mont-Tombe. Contre toute attente, l'oubli des uns est souvent équilibré par une trace exposée à tous mais que peu savent décoder. Le meilleur moyen de cacher un message est de le rendre public... mais codé.
- Mais auparavant, Sarah, nous devons vous faire découvrir quelque chose qui n'est plus, continua Yanis.
Je compris que l'aventure prenait un nouveau tournant, mais l'invitation de Yanis restait dans l'ombre. Pourtant, je savais ne courir aucun risque. Nous descendîmes de la route vers le sable et longèrent les contreforts rocheux, sur la gauche du Mont.
- Sarah, reprit Christian, vous avez certainement lu l'histoire épurée du Mont-Saint-Michel, avec sa grotte attribuée à Saint Aubert. Ce dernier n'a fait que reproduire de manière accessible une cavité qui existait bien avant son aventure romancée. Grimpons dans les rochers jusqu'au promontoire.
La lumière du jour commençait à manifester sa présence, ce qui facilita notre progression. Il n'y avait qu'une dizaine de mètres à escalader, mais les irrégularités des rochers et leur verticalité rendait délicate notre ascension. Nous arrivâmes sur l'avancée rocheuse indiquée par Christian. Elle permettait tout juste de nous placer les trois debout.
- Sarah, adossez-vous contre la pierre et tenez-nous par les mains. Nous formerons ainsi une chaîne, poursuivit Yanis.
Je connaissais ce rituel sans l'avoir jamais pratiqué. Il s'agissait d'un symbole de fraternité. Je comprenais bien la relation avec la Communauté du Laurier... mais en ce lieu... quelle autre signification pouvait bien avoir cette chaîne humaine ? De manière surprenante, j'avais l'impression de renouer avec quelque chose que j'avais pratiquée voici bien longtemps, simplement mise en sommeil. Etait-ce une réminiscence de mes vies antérieures ? Curieusement, le rocher n'était pas froid mais paraissait animé d'une chaleur interne. Me laissant guider par cette certitude d'avoir déjà vécu un événement identique, je ne réagis pas lorsqu'une lumière s'anima dans mon dos. Douce puis plus intense, d'une blancheur étrange, elle ne laissait pas d'ombre. J'en compris la raison lorsque je vis que nous étions tous les trois dans la lumière. Brusquement, la lumière disparu. Nous nous retrouvâmes à l'intérieur d'une grotte et non plus sur l'avancée de pierre qui dominait l'étendue de sable. Nos mains se séparèrent et je vis que le jour s'était levé. La grotte dans laquelle nous étions dominait une immense forêt. Ce qui m'aurait perturbée quelques mois plus tôt me semblait aujourd'hui naturel. Nous n'étions plus au XXIe siècle mais très certainement plusieurs siècles plus tôt...
- Vous... "tu" serait peut-être plus approprié désormais... Tu reconnais ce lieu Sarah ? Me demanda Christian.
- Nous n'avons pas changé d'endroit, mais de temps. Sommes-nous bien sur le Mont-Tombe ? répondis-je.
- En effet, et voici la grotte originelle. Elle existe encore à notre époque mais elle est scellée depuis bien longtemps. Cependant, tu en trouveras une trace en visitant l'actuel Mont-Saint-Michel.
Nous nous assîmes au bord de l'ouverture. La discussion se prolongea longuement. J'appris en effet que nous pouvions, à nous trois, accéder à bien d'autres capacités que ce que j'avais découvert avec Mélusine. Nous pouvions voyager dans le temps et l'espace - presque - sans limite. Sans limite ? En fait, deux barrières infranchissables existaient depuis des siècles. L'une dans le passé, à environ 4 000 ans avant notre ère et une deuxième, beaucoup plus proche, le 13 octobre 2007. Depuis que la Communauté du Laurier existait, ces deux barrières avaient en quelque sorte limité les investigations. Et c'était à nous trois de découvrir - et franchir - cette date symbolique. Christian continua son exposé :
- Sept siècles plus tôt, les templiers furent arrêtés, à l'aube du vendredi 13 octobre 1307. Il ne s'agit pas d'un anniversaire morbide, mais d'une nouvelle étape à franchir. Nous ignorons cependant pourquoi cette date est charnière. L'avenir peut encore être écrit et nous aurons un rôle à jouer pour qu'il le soit dans l'intérêt de l'Homme et de l'Humanité.
La forêt s'étendait sous nos pieds, étrange, mystérieuse mais rassurante. Le chant des oiseaux égayait l'ambiance et une chaleur estivale rendait le port de nos vestes difficile à supporter. Nous nous mîmes à l'aise en nous tournant à l'intérieur de la grotte. Je n'avais pas remarqué que le fond de celle-ci avait été taillé. Une table de pierre avait été sculptée à même la roche semblait-il. Sur celle-ci se dressait une étrange sculpture de pierre. Une femme ayant des ailes déployées... portant une longue robe dont les plis mettaient en valeur son corps fin et élancé. Elle était entourée de deux autres personnages, deux hommes. Ceux-ci étaient habillés comme des soldats antiques. Ils se trouvaient sous les ailes protectrices de ce qui semblait être une déesse antique. Les trois personnages portaient chacun une épée sur le côté. Christian interrompit mon analyse :
- Te voici dans un de nos sanctuaires, Sarah. Ce n'est pas un hasard si nous nous sommes rencontrés ici aujourd'hui. Cette grotte a été aménagée pour symboliser et rappeler la véritable Trinité. Etrange correspondance n'est-ce pas ? Cette sculpture est d'un style qu'il est difficile à cerner. La déesse aux ailes déployées fait penser à Isis mais elle ressemble également aux anges que nos cathédrales médiévales nous permettent encore d'admirer. Les différentes cultures ne font que puiser dans nos origines et la Tradition.
- Et pourtant, repris-je, lorsque l'on étudie sur place certains objets archéologiques, comment ne pas voir les correspondances et similitudes entre des civilisations aussi distantes que peuvent l'être celle de l'Egypte antique et celle de l'Amérique du sud ? Mais nous ne pouvons forcer à voir celui qui ferme son esprit.
Depuis plusieurs années, en étudiant différentes civilisations, j'avais été frappée des convergences que présentaient les croyances, les mythes et les rituels. Il restait de nombreux vides dans notre connaissance de nos ancêtres, mais les éléments qui étaient accessibles ne pouvaient guère laisser de doute quant à l'existence d'une origine commune. Le seul fait d'être humain ne suffisait pas à expliquer ces éléments communs. Christian reprit :
- Pourtant, cette grotte a été aménagée indépendamment de nous. Ce sont des religieux qui sont à l'origine de cette sculpture, tout comme celle que tu retrouveras bientôt en visitant le Mont-Saint-Michel. Nous intervenons rarement directement sur le fil de l'histoire car notre rôle est de protéger le sacré et non de l'imposer. C'est d'ailleurs très probablement la plus importante chose que l'homme ait perdue. Lorsque les temples égyptiens fermaient le naos, le Saint des Saints, aux profanes, il existait une dimension du sacré. Depuis que les religions ont inventé le paradis pour tous, le sacré a disparu.
- Et nous devons cependant, au sein de la Communauté du Laurier, veiller à conserver mais également prochainement à dévoiler ce qui a été caché.
- Oui Sarah, sauf qu'il ne s'agit pas de dévoiler mais de révéler ce qui est, et qui a été oublié, me répondit Yanis.
Il ne s'agissait donc pas de faire une grande Révélation qui bouleverserait le monde entier mais de distiller des éclairages pour aider ceux à qui l'approche symbolique était accessible. N'était-ce pas un rêve chimérique que de vouloir apporter une lecture symbolique à l'aube du XXIe siècle ? Les centres d'intérêt de nos contemporains ne démontraient-ils pas qu'ils se réfugiaient ailleurs, dans un monde imaginaire dont le principal ingrédient était le plaisir personnel ? Yanis reprit le fil de la discussion en répondant aux questions qui se bousculaient dans ma tête :
- C'est lorsque les valeurs s'effacent que l'on peut bâtir un nouveau référentiel. Nous n'avons personne à convaincre ou à convertir. Notre rôle vise à protéger et à bâtir. Mais nous ne pourrons le faire seuls et c'est la raison pour laquelle nous devons déployer un réseau humain. Ce réseau devra cependant se constituer en dehors de toute structure qui en provoquerait immanquablement la fin. C'est probablement la principale leçon que nous avons à retirer de l'expérience des cathares dont la tentative d'organisation précipita leur destruction. Le XIIe siècle occidental aurait pu être la charnière si les esprits avaient été plus ouverts. Mais ne cherchons pas à réinventer un passé qui n'est pas.
- La Communauté du Laurier doit donner naissance à un mouvement, une énergie, une prise de conscience qu'aucune culture ni frontière artificielle ne pourra contraindre ni réduire.
Christian et Yanis s'exprimaient avec calme. Leur présentation s'apparentait plus à un exposé, une sorte de confirmation de ce que je savais.
- Quand nous nous sommes quittés, Sarah, reprit Christian, tu as retrouvé l'épée de Mélusine. Elle t'a expliqué ce qu'elle représente. Outre sa valeur symbolique, il s'agit d'une arme qui aura prochainement à être utilisée en tant que telle. Protéger passe par la défense voire parfois par l'attaque. Tu dois apprendre à t'en servir comme une extension de ton bras, un prolongement de toi-même. Tu découvriras d'ailleurs que cette épée possède d'autres pouvoirs entre tes mains. Je te l'apprendrai bientôt.
- Mais il te faut pour l'instant retourner à notre époque et résoudre les deux dernières énigmes associées à ton initiation, continua Yanis. Nous sommes venus ici pour t'ouvrir l'esprit et te révéler quelques "détails", mais tu dois passer ces deux étapes avant de fusionner complètement avec la Communauté du Laurier. Retournons ensemble au Mont-Saint-Michel - même si nous ne l'avons pas réellement quitté - et nous t'y laisserons explorer la septième énigme. Reformons la chaîne.
Nous nous levâmes tous les trois et nous placèrent devant l'autel où l'étrange sculpture allait demeurer enfermée pendant des siècles. Trois personnes pour constituer et perpétuer la Communauté du Laurier, trois angles d'un triangle équilatéral... La lumière blanchâtre nous environna à nouveau et la lumière du jour changea de couleur. Nous nous retrouvâmes sur le petit promontoire de pierre surplombant le sable qui environnait la colline. Nous nous séparâmes et redescendîmes sans un mot. Le soleil effleurait à peine l'horizon. La notion de temps devenait étrange avec ces expériences. Nous atteignîmes le parking après quelques minutes de marche, ayant longé les rochers qui constituaient le pied du Mont-Saint-Michel. Christian s'adressa à nouveau à moi :
- Sarah, nous allons te laisser prendre connaissance de la nouvelle énigme sur laquelle tu dois travailler. Tes dernières aventures devraient t'aider à la résoudre rapidement. La prochaine se déroulera à nouveau en "pays cathare". Nous nous retrouverons les trois dans 6 mois, le 21 juin 2007. Astronomiquement, le solstice sera en fin de journée en 20072, mais nous te donnons rendez-vous au lever du soleil au Dolmen des fées, dans le Minervois, près de Carcassonne. De nombreuses constructions mégalithiques sont porteuses de légendes à propos de fées, de lutins et d'autres personnages mythiques. Ce sera la dernière étape avant de passer réellement à l'action. Auparavant, nous nous verrons pour ton entraînement au maniement de l'épée. Tu t'apercevras que tu as cette connaissance... mais que tu dois simplement en retrouver les gestes et les réflexes. Il nous faut te laisser seule pour cette nouvelle énigme. Yanis doit reprendre la route. Il nous rejoindra en juin. Je te retrouve en fin de journée, lorsque ta visite du Mont t'aura aidé à en découvrir la clé. A tout à l'heure.
- A bientôt Sarah, continua Yanis. Nous ne nous reverrons pas avant 6 mois. D'ici là, je te sais entre bonnes mains. Je dois quant à moi préparer certains détails pour nos futurs travaux.
Ils s'éloignèrent de moi tranquillement, me laissant réfléchir à ce surprenant début de matinée...
Je pénétrai dans la citadelle encore inanimée ou presque. Les ruelles habituellement bruyantes étaient vides. Je m'assis sur une avancée de pierre et retirai de mon sac la septième enveloppe laissée par mon grand père. La date mentionnée au dos de l'enveloppe correspondait au 22 décembre 2006. Le cachet de cire représentait l'eau. Quoi de plus surprenant au Mont-Saint-Michel ? Avec une certaine impatience, j'ouvris l'enveloppe et pris connaissance de la nouvelle énigme : Dans l'ombre de la tombe, tu la trouveras. Répétant plusieurs fois la phrase dans ma tête, je me levai et entrepris la marche pour me rendre au sommet du Mont...
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