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Chapitre XVII
Vicdessos, Ariège, France 2 février 2007 - 11 h 30 Lors de notre dernière rencontre, Christian et moi avions convenu de nous retrouver chez lui le jour de la Chandeleur. Non pas que nous ne pouvions plus nous passer de crêpes après notre séjour en Bretagne, mais cette "fête des chandelles" semblait bien appropriée pour débuter notre travail. L'origine symbolique de la confection des crêpes à ce moment de l'année était cependant très intéressante. Annonçant le début des semailles, cette fête donnait lieu à l'utilisation des réserves de blé. Il s'agissait donc d'un symbole de renouveau dans le cycle annuel. Religieuses ou symboliques les fêtes célébrées avaient toujours une signification. Il suffisait d'en rechercher les origines. Je ne pouvais d'ailleurs oublier qu'Osiris fut très tôt comparé au grain de blé enseveli (mourant), germant et réapparaissant à la lumière solaire, prêt à être la nourriture essentielle des hommes. Mort et renaissance constituaient le cœur de toute initiation... Depuis le solstice d'hiver, autre date clé du cycle solaire, j'avais eu quelques jours pour intégrer ce que j'avais vécu au Mont-Saint-Michel. Cette expérience déroutante m'avait ouvert l'esprit sur beaucoup d'éléments du chemin qui m'avait été tracé au travers de ces énigmes. Les axes à explorer semblaient très éloignés au premier abord. Cependant, une logique apparaissait au fur et à mesure de ma progression. Comme la forêt remplace les arbres lorsqu'elle est vue en hauteur, je découvrais des liens, des articulations, des similitudes. De la littérature médiévale aux dieux de l'Ancienne Egypte, avec un détour par les 4 éléments, cette aventure m'ouvrait l'esprit. Les barrières apparentes de l'espace-temps avaient été dépassées. Mais ce voyage m'apportait beaucoup plus encore en matière de vision de l'Homme, de son histoire et de son devenir sur Terre. Peu avant Tarascon-sur-Ariège, j'avais remarqué le panneau qui indiquait le village de Montségur. La citadelle n'était pas loin, perchée sur son pog. La ville de Tarascon devait-elle son nom à une tarasque, animal fabuleux que la tradition rapportait dans la vallée du Rhône ? Surplombant la vallée de l'Ariège, protégeant l'entrée de la spoulga de Bethléem, une grotte fortifiée ayant appartenu au comte de Foix, une tarasque veillait. Pétrifiée dans la roche, elle semblait attendre la venue d'un magicien - ou magicienne ? - qui lui redonnerait vie. Mais... était-ce seulement une légende ? Les hauteurs des Pyrénées étaient recouvertes de neige. Une légère brume ajoutait une aura mystérieuse au paysage démesuré des montagnes. Je continuai ma route en passant par la vallée au creux de laquelle coulait le Vicdessos. Dépassant la grotte de Niaux, célèbre pour ses peintures rupestres, je continuai en direction de Vicdessos, village portant le même nom que le cours d'eau qui le traversait, affluent de l'Ariège. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le village d'Orus, dominant la vallée ! Les indications de Christian pour m'aider à trouver sa maison étaient concises mais suffisantes. Le village n'était pas très important et cette ancienne ferme ne pouvait passer inaperçue, surplombant les autres maisons par sa position naturelle sur le flanc de la montagne. A peine arrivai-je dans la cour qu'il sortait pour m'accueillir.
- Bonjour Christian.
- Bonjour Sarah. Je suis content de te revoir...
Et c'est devant un apéritif que nous continuâmes notre discussion.
- Sarah, je te propose de l'hypocras1. Nous avons un excellent fabriquant à Tarascon qui nous permet de partager cet apéritif médiéval dont les origines remontent au temps des croisades.
- Avec plaisir. Je connais ce breuvage aux multiples recettes, mais pas celui-ci, répondis-je en regardant l'étiquette colorée. En venant chez toi, j'ai remarqué le village voisin, Orus.
- En effet, c'est amusant, mais l'origine est plus certainement liée à l'ours des Pyrénées qu'au dieu de l'Ancienne Egypte. Cependant, cette vallée recèle bien des trésors et interrogations, comme le château de Montréal-de-Sos, dominant le village d'Olbier.
- Est-ce celui où plusieurs petites grottes présentent des peintures rupestres que certains ont associées au Graal ?
- En effet Sarah, c'est bien ce château. Des fouilles ont été effectuées depuis plusieurs années sur ce site abandonné depuis le XIIIe siècle. Autrefois parmi les plus importantes places fortifiées du comté de Foix, les ruines que l'on peut visiter aujourd'hui ne sont guère à la hauteur de leur ancien prestige militaire. Quant à la "grotte du Graal", elle reste un sujet de vives discussions entre passionnés et scientifiques2.
- Les légendes de l'Ariège sont nombreuses et passionnantes. Une simple carte renseigne énormément quant à la toponymie et aux légendes.
- Ici, tu as aussi le Palet de Sanson ou dolmen de Sem, situé juste en face d'Orus, sur le versant opposé.
- Ce qui relève de la légende ou de l'histoire est toujours un problème car nous sommes tentés d'évacuer ce qui ne correspond pas à nos certitudes. L'Homme a cette fâcheuse habitude de conclure et de chercher ensuite les éléments qui lui permettent de justifier son interprétation.
- En effet, Sarah. Bien que nous partagions semble-t-il les mêmes idées à ce propos, nous pourrions en discuter pendant des heures en cherchant des exemples dans l'histoire comme dans notre expérience personnelle. J'ai tout de même prévu de te faire découvrir ce dolmen et la "grotte du Graal" cet après-midi.
Après cet hypocras épicé, Christian m'avait fait découvrir l'azinat3, spécialité du Couserans. Il semblait intarissable sur les légendes de l'Ariège. Certaines m'avaient été contées par mon grand-père mais j'en découvris beaucoup d'autres dans lesquelles princesses et sorcières côtoyaient bergers, monstres et chevaliers. A l'issue du repas, Christian m'invita à découvrir le dolmen de Sem. Ainsi nous prîmes sa voiture, robuste 4 x 4, pour nous rendre sur le promontoire situé à 1 000 mètres d'altitude. Les 300 mètres de dénivelé suffirent à nous faire atteindre la limite enneigée et nous appréciâmes d'avoir choisi ce type de véhicule. Le laissant sur le bord de la route, nous nous rendîmes au pied de l'ensemble de pierres. En vérité, il s'agissait plutôt d'une gigantesque table de pierre plutôt qu'un dolmen.
- Voici donc le fameux Palet de Sanson4 ou Dolmen de Sem, du nom du hameau qui se trouve à peine à un kilomètre, me dit Christian.
- Il est vrai qu'il ne correspond pas à un véritable dolmen mais je doute néanmoins qu'il ait été placé ici par hasard, répondis-je.
- En effet, aucune explication sérieuse n'a été proposée quant à son origine, même si les géologues avancent l'hypothèse qu'une fonte des neiges aurait déposé ici le mégalithe. Il reste un mystère, dominant le vallée tel un gardien immobile, comme la tarasque de la vallée voisine. Selon la légende, Sanson jouait à s'envoyer des pierres avec un camarade d'Orus, le village dont tu as remarqué le nom. Il aurait oublié là une de ses pierres que l'on nomme depuis "le palet de Sanson". Les Pyrénées sont riches en tables de pierre portant cette appellation, associées à plusieurs versions de cette légende.
Nous en fîmes plusieurs fois le tour, malgré la neige qui ne facilitait pas notre escapade. Nous ne nous attardâmes pas au dolmen. Christian me dit que nous aurions plus de choses à découvrir à Montréal-de-Sos. Nous reprîmes donc sa voiture.
Quelques minutes plus tard, nous laissâmes le véhicule sur un parking à l'entrée du hameau d'Olbier. Là encore, la neige ne facilitait pas l'aventure et nous choisîmes de chausser des bottes d'hiver. L'ambiance était très calme. Les quelques maisons du hameau semblaient figées comme le paysage sous la neige. Les sons étaient étouffés par le manteau blanc qui recouvrait le versant de la montagne, peu exposé aux rayons du soleil.
- Commençons par les ruines du château, m'indiqua Christian.
Après un bon quart d'heure de marche, nous arrivâmes au sommet de la petite colline où les ruines s'étalaient, morne témoignage d'un temps éloigné où la citadelle possédait un rôle stratégique pour le comte de Foix, le roi d'Aragon et le roi de France. Il était bien difficile de s'imaginer un château à partir des ruines arasées.
- Le château semble avoir été construit aux alentours de l'an Mil5, commenta Christian. Au XIIIe siècle, pendant et après la Croisade albigeoise, le château résista, passa aux mains du sénéchal de Carcassonne puis redevint propriété du comte de Foix. Il semble avoir été détruit au début du XIVe siècle par le roi d'Aragon. Il ne resta alors qu'une tour au sud-est du plateau. Celle-ci disparu par la foudre en 1887.
Christian m'indiqua que le promontoire mesurait plus de 200 mètre de long pour 60 mètres de large. Le château était donc le plus vaste du Sabarthès, avec plus de 10 000 m² de superficie dont la moitié occupée par le château lui-même. De nombreuses légendes s'y rapportaient. Outre les fameuses grottes décorées de peintures rupestres, des histoires racontaient que les occupants pouvaient s'échapper par des conduits souterrains creusés dans la roche calcaire. Ce type de légende accompagnait la plupart des châteaux médiévaux mais ici, en plus, la présence effective de grottes pouvait alimenter les argumentations. Cependant, les dernières recherches archéologiques apportaient une conclusion inverse, où les souterrains perdaient leur réalité pour ne conserver que leur côté légendaire.
- Voici donc les fameux dessins, dis-je à Christian en les découvrant au détour de notre chemin.
- Oui, les voici et tu peux d'ores et déjà remarquer qu'elles tendent à disparaître malgré les barrières qui en protègent l'accès.
- Le dessin est simple mais certains symboles ne manquent pas d'être intrigants en ce lieu retiré.
- D'après Joseph Dengerma6, les peintures seraient l'œuvre d'un berger qui aurait reproduit ce qu'il pouvait alors contempler dans son église, me dit Christian.
- Tout de même, si les croix peuvent le laisser penser, la lance, la dague, les gouttes de sang... font penser à autre chose, lui répondis-je.
- En effet, mais rien ne nous permet d'apporter une réponse... d'autant que bon nombre de scientifiques perdent leur sang froid dès lors qu'il est question de Graal, de cathares, de templiers et de francs-maçons.
- Leur sang froid ?
- Souvent confrontés à des extrapolations fantaisistes, certains scientifiques préfèrent évacuer toute hypothèse qui se rapporte à ces sujets où les légendes sont plus denses que les témoignages de l'histoire et de l'archéologie. Entre la connaissance cachée de ces organisations, le voile de mystères dont les entourent les néophytes et les calomnies de leurs détracteurs, l'étude est rendue difficile et reflète le plus souvent les convictions profondes de celui qui s'y aventure.
Nous restâmes longuement devant les peintures noires et rouges qui tranchaient avec la couleur blanche du calcaire naturel. Le fait qu'elles n'aient pas de rapport avec le Graal n'ôtait pas leur intérêt. C'était semblait-il à Monsieur Mandement que l'on devait cette hypothèse de la "Grotte de Graal", comme explication des illustrations, dans les années 1930. Nous reprîmes le chemin du village pour retourver la voiture de Christian. Les bottes trempées par la neige, nous retournâmes dans sa maison où un bon feu de cheminée fut très apprécié. La journée touchait à sa fin et Christian, m'ayant prévenu lors de son invitation, me conduisit à la chambre d'ami qu'il m'avait réservée. Le temps de poser mes affaires et de profiter de la salle de bain, nous nous retrouvâmes devant l'âtre où le feu consumait lentement trois énormes bûches.
- Tout va bien Sarah ?
- Très bien ! Merci Christian.
Le repas fut heureusement plus léger que le midi et nous continuâmes notre discussion sur ce que nous avions vu l'après-midi.
- Tout de même, ces illustrations rupestres m'intriguent, dis-je à Christian. Le graphisme ne semble en effet pas très artistique mais ce n'est tout de même pas par hasard si l'on retrouve ces symboles rassemblés.
- Que ces grottes soient initiatiques, cela parait peu probable mais l'on ne peut non plus réfuter des dessins et leur relations avec les symboles qui sont chers à certains courant de pensée. Malheureusement, rien ne nous permet de dater ces dessins et ils risquent de disparaître avant qu'une analyse sérieuse ne soit réalisée. Cela dit, ce n'est pas la raison pour laquelle je t'ai invitée ici, Sarah. Comme je te l'avais annoncé voici quelques semaines au Mont-Saint-Michel, nous devons travailler ensemble sur l'usage et la maîtrise d'un art qui te semblera familier très rapidement, l'escrime. As-tu emmenée ton épée comme je te l'avais demandé ?
- Oui, elle est dans ma voiture.
- Allons la chercher ensemble si tu le veux bien.
- La nuit arrive vite en cette saison, remarquai-je en ouvrant la porte de la maison. Tiens, prends-là. Elle est dans le coffre, dis-je à Christian en appuyant sur la télécommande.
- Rentrons avant de prendre froid, me répondit-il en prenant l'épée soigneusement protégée dans une couverture.
Nous rentrâmes dans la maison et Christian posa l'épée sur la table. La dévoilant en dépliant la couverture, il resta un instant à la contempler... Christian m'expliqua longuement l'utilisation de l'épée. Pour bien la manier, il fallait en connaître le comportement. Le point d'équilibre, la longueur, le poids, la forme de la lame, de la garde... de nombreux paramètres conditionnaient la manière de bien manipuler ce type d'arme blanche. Mais le plus important restait la sensation qu'il en découlait et qui octroyait à la lame le statut d'un véritable prolongement du corps. Etrangement, au fur et à mesure que Christian me faisait reproduire les mouvements qu'il me montrait, il me semblait en effet les retrouver, comme si je n'avais fait que les oublier par manque de pratique. Vers minuit, nous nous séparâmes pour nous reposer. Etait-ce l'air de la montagne ou cet embryon d'entraînement qui en était à l'origine ? Toujours est-il que le sommeil me gagna rapidement. Nous continuâmes l'entraînement pendant plusieurs jours. Christian avait lui-même utilisé une autre épée. Massive et typiquement médiévale, le modèle qu'il utilisait avait des caractéristiques moins affinées que le mien.
- Cette épée a appartenu à Hugues de Payns, voici plus de neuf siècles, m'avait-il déclaré. Enfin pas l'épée à proprement parler mais le métal qui la constitue. Elle a été forgée plusieurs fois depuis qu'elle a quitté les mains de fondateur de l'Ordre des Templiers. Aujourd'hui, elle ne porte plus les symboles de mon illustre prédécesseur mais elle a tout de même conservé ses caractéristiques d'origine, hors du champ de la simple métallurgie.
La comparaison des deux épées était sans équivoque. La mienne permettait une manipulation souple dans l'espace alors que celle que possédait Christian était bien adaptée à une frappe lourde. Telle une bipolarité complémentaire, les deux épées se présentaient comme deux facettes différentes d'une même chose, d'une même action, d'un même art. L'ancienne ferme dans laquelle habitait Christian nous permit de nos entraîner loin des éventuels regards indiscrets. Sous les hauts plafonds soutenus par des poutres massives, nous travaillâmes sans relâche. A aucun moment, les aciers de nos épées ne se rencontrèrent avec violence. Esquive et glissement des lames l'une sur l'autre créaient une véritable de chorégraphie.
- Dans quelques mois, nous te présenterons une autre épée, me dit Christian lors de l'un de nos entraînements. Celle-ci est plus qu'arme. Elle porte en elle le germe de notre futur. Nous la préservons depuis des siècles pour notre rencontre. Mais ceci est une autre histoire...
Je restai donc sur ma faim. J'avais cependant compris depuis bien longtemps que cette aventure devait se vivre et présentait de nombreuses clés dispersées sur le chemin et dont l'utilisation devait être révélée plus tard. Je comprenais seulement certains enchaînements liés aux premières énigmes de mon parcours.
- Il te faut également apprendre à entretenir et aiguiser la lame, me dit-il un autre jour à l'issue de plusieurs heures de répétition. En principe, les épées s'entretiennent avec de l'huile. Déposer une mince couche d'huile permet de protéger l'acier de la corrosion de l'air et de l'humidité. Ceci n'est cependant valable que pour les aciers classiques. La mienne doit ainsi être entretenue régulièrement mais ce n'est pas le cas de la tienne. Le forgeron qui l'a fabriquée a utilisé, notamment, du fer météoritique7. D'autres éléments ont été ajoutés dans le lopin de métal pour lui donner ses caractéristiques uniques. En revanche, si le métal en question n'a pas besoin de protection contre l'oxydation, tu dois tout de même en aiguiser les fils, parties coupantes de la lame. Cette opération est longue et requière une attention particulière, ne serait-ce pour ne pas y laisser les doigts, mais elle est essentielle et permet également d'obtenir ce lien subtil entre l'épée et toi. De ce côté-ci, nous avons beaucoup à apprendre des anciens samouraïs japonais...
C'est ainsi que j'appris également à utiliser les pierres à affûter avec de l'eau, pour que la partie coupante de la lame se rapproche d'une lame de rasoir. Je compris que la manipulation d'une telle arme était plus art qu'une pratique brutale, à l'inverse de ce que notre imaginaire occidental tendait à laisser croire. Bon nombre de pratiquants d'escrime médiévale le faisaient plus dans l'esprit de se défouler que de communier avec leur épée. Notre entraînement dura plusieurs semaines pendant lesquelles j'affinai mes mouvements, mon anticipation mais également le plaisir que j'avais à manipuler Sopdet, l'épée qui m'avait été confiée par Mélusine. Au matin du 16 mars, nous nous rendîmes à Montségur. La commémoration du bûcher de 1244 faisait venir de nombreuses personnes. Passionnés, curieux ou chercheurs se réfugiant dans un passé idyllique et perdu, une centaine de personnes se retrouvaient chaque année dans la citadelle. Le froid hivernal et la neige ne parvenaient pas à démotiver ceux qui avaient choisi de se rendre au sommet du pog. En descendant de Montségur, Christian me déclara :
- J'ai réservé deux billets pour Louxor. Je t'invite à faire ce premier voyage en Egypte. Toulouse, Paris, Louxor. Nous n'y resterons que trois jours. Nous rayonnerons à partir de Louxor8 pour découvrir ce temple magnifique mais également Karnak, la Vallée des Rois et surtout Abydos.
- Je m'attendais à un tel voyage mais je ne l'espérais pas avant plusieurs mois, répondis-je, vivement attirée par cette aventure, d'autant plus que j'allais pouvoir découvrir l'Egypte accompagnée d'un connaisseur de l'histoire.
Nous partîmes donc pour le cœur de la Haute-Egypte...
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